Ce que je pense

Et si on y réfléchissait

 

le saviez-vous?

l'UN a son candidat UNique

Adrien Houngbédji il s'appelle Docteur en droit, Avocat de son État. Un ancien de la scène politique que ses pairs ont remis en scelle pour sauver la démocratie béninoise.

La danse sera virile comme un tango argentin, la bataille rude comme un match de boxe mais il faut un gagnant KO ou aux points.

Le rock n'roll est annoncé dans les contrées de l'ancien Dahomey, le Bénin s'apprête à étonner une fois encore le monde entier par sa capacité à dépasser ses problèmes et à avancer dans une marche démocratique sans détour ni compromis.

Où que tu sois lèves toi peuple béninois, prends ta carte d'électeur, ta carte consulaire et toute autre carte qui te permet de voter. Avec ou sans LEPI, nous irons aux urnes; mais une LEPI propre nous évitera des problèmes.

L'union Européenne soutient une LEPI bancale au Bénin.

le saviez-vous? les diplomates au Bénin n'ont pas d'intermédiation à faire alors, ils veulent qu'on installe une LEPI bancale, non consensuelle pour pouvoir se taper dessus et leur permettre de trouver à faire! Attention le Bénin ne se déchirera pas et son peuple est plus avancé que vous ne le croyiez Mr Besansnot.

 

 

Par koghigos
Le Mercredi 21 avril 2010
à 10:35:54
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Et si l’Afrique relativisait l’ouverture de ses frontières ?

 

« On ne vend pas car tout coûte cher… »

Ces mots reviennent trop souvent dans nos marchés de la sous région ; si la crise économique est mondiale, la globalisation et l’ouverture des frontières suivant les prescriptions de l’OMC  montre ses limites en ce que la contagion quasi générale se fait de façon immédiate.

Les États Africains, vu leur niveau sont les grands perdants dans cette ouverture de frontières. Notre industrie embryonnaire est simplement lessivée par une production chinoise sans commune mesure, nous sommes réduits au rang de simples pourvoyeurs de matières premières et cela va en s’empirant avec la vision étriquée de ceux qui nous dirigent qui passent leur temps à signer des accords inadéquats avec nos soi-disant partenaires au développement qui n’ont en 50 ans apporté qu’au alentours de 3% au PIB Africain avec leurs aides “Colossales“.

Il est temps en cette période de s cinquantenaires, que l’Afrique se pose les bonnes questions. En effet, que pourraient apporter USD 50 milliards sur un besoins de USD 1300 milliards au développement africain ? Pourquoi nos dirigeants sont ils systématiquement tournés vers cette aide au développement  alors qu’ils savent qu’elle n’est pour rien dans le développement de leurs pays ? Quel niveau de dette est acceptable et soutenable par nos économies ? De quoi avons-nous réellement besoin pour amorcer notre essor ? Quels sont les clés des pays de l’Asie du Sud Est pour qu’ils aient atteint un statut de pays émergents voire développés en cinquante ans sans disposer des mêmes ressources que l’Afrique ?

Les réponses sont simples nous en sommes encore là parce que nous avons eu des dirigeants inopportuns et non qualifiés pour ; des chefs d’armée illettrés au facteur en passant par les professeurs de sport qui ont dirigé et dirigent encore nos États. Des intellectuels démissionnaires et craintifs pour leur vies (ce qui est normal vu ce razzia systématique en Guinée de Sékou Touré) ; et lorsque nos intellectuels sont appelés à participer à la direction des affaires, ils montrent la voies des détournements aux militaires (comme ce fut le cas au Bénin de Kérékou 1) ; pire, quand ils dirigent, nos intellectuels s’accrochent au pouvoir comme c’est le cas du Sénégal de Wade. Et pourtant les solutions ne sont pas surhumaines.

La première de toutes est, pour les États CFA , la création d’une monnaie digne de ce nom et qui permettrait à nos banquiers centraux de mettre en pratique leur réel géni de gestionnaire en appliquent une politique monétaire compatible avec nos économies et nos richesses ( notre Or pourrait retourner dans nos caisses en Afrique pour commencer), une politique économique et monétaire  réfléchie et pensée par des Africains pour l’Afrique ; et le Président Wade (quoi qu’on lui reproche a eu la clairvoyance de demander une réflexion sur le franc CFA) et en réalité sur l’utilité d’un maintien sous tutelle de nos économies vis-à-vis de la France qui (cf. l’éditorial Feu le Franc CFA ? de François Soudan du 12/04/2010dans Jeune Afrique). D’autres Chefs d’États Africains y ont pensé après la dévaluation de 1994 mais n’ont pas eu le courage de leur idée. Et pourtant, c’est la seconde jambe à rajouter à la politique budgétaire pour avoir une dynamique économique.

La deuxième solution est celle de la primo transformation de nos matières premières, agricoles ou minières, la sortie de notre mentalité de pourvoyeur de matières premières pour aller vers la transformation, d’aucun diront que nous n’avons pas d’ouvriers qualifiés, je leur répond que la révolution industrielle a sorti des paysans de leurs champs faisant d’eux des contremaîtres, cheminots et ouvriers ; que la standardisation est un fait qui impose un apprentissage rapide de gestes précis utiles à la production, que la Chine de Mao était aussi agricole et même celle d’aujourd’hui se bâtit avec une main d’œuvre peu qualifiée et à bas prix, présente sur tous les chantiers et exerçant et répétant des gestes appris en une fois. L’Afrique n’a donc pas besoin d’attendre d’avoir formé toute sa masse populaire pour amorcer son industrialisation surtout que « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ».

J’essaie ici à la demande de plusieurs blogueurs d’être plus accessible aux non économistes et, je crois que le bon sens de ces bonnes dames de Dantokpa ou Gbogbanou sur leur difficulté à vendre est non seulement le fait d’une globalisation sans contrepartie, mais surtout d’un manque de maîtrise des prix des denrées de premières nécessité qui subissent une inflation au même titre que les autres produits alors que rien ne nous interdit au Bénin par exemple de fixer leur prix, et de baisser ainsi la pression sur le panier de la ménagère. Quoi qu’on fasse au gouvernement, la crise économique n’est pas prévisible et la paupérisation des couches les plus défavorables en est une résultante malheureuse, toutefois, les effets de cette crise sur le  pouvoir d’achat sont minimisables avec une politique de relance sans timidité aucune et orientée vers une implication keynésienne de l’État dans des structures de développement réelles ; une dette utile est nécessaire pour la relance et ce ne sont pas les États du Nord qui nous empêcheront de le faire, le FMI très regardant pour l’Afrique vient d’accorder un prêt record à la Grèce et au Portugal, la France n’a jamais perdu de vue l’implication nécessaire de l’État dans le secteur industriel et agricole, la Grande Bretagne libérale n’a pas hésité à nationaliser à tour de bras, les États-Unis ont aussi démontré que ces leçons du tout privé récitées aux Africains par les “pontes“ de la finance mondiale de Breton Wood,  et acceptées par une partie de l’intelligentsia Noire n’étaient que balivernes et âneries comme seuls les ronds de cuir en ont le secret.

Une économie sans intervention de l’État est vouées aux gémonies du marché financier dont la structure égoïste actuelle ne respecte plus l’équilibre valréassien, il faut donc une présence de l’État non seulement au sein des entreprises, mais surtout dans les projets porteurs et stratégiques pour notre développement, des projets de partenariat avec le secteur privé.  De la dette il en faut ; mais de la dette utile.

 

 

Par koghigos
Le Mercredi 21 avril 2010
à 10:10:17
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Du Coton pour les Porcs !!!

Décidément le règne de Yayi aurait été des plus chaotiques pour notre cher pays; je me disais il y a encore un an qu'il ne ferait par pire que Kérékou mais c'était sans compter sur sa volonté de recordman. Il l'a fait; dépassant de loin les tares des semis-intellectuelles qui entouraient et conseillaient le Grand Camarade de lutte.

Un économiste du développement qui se trouve incapable d'assurer ne serait-ce que la pérennité des seuls outils de production dont il dispose pour amorcer "l'émergence" les brade sans sourciller. La seule filière organisée dont disposait le pays et qui peinait à tenir est entrain d'être sacrifiée sous nos yeux depuis l'arrivée au pouvoir du Dr Président. Des prises de positions stratégiques incompatibles et non étudiées mettant en exergue soit l'incompétence notoire de son entourage immédiat en terme de gestion, soit une incapacité du chef à comprendre les conseils: cherchez l'intrus.

To o do gbigba wè... To o gba bissé.

Ilou wa ti fo kpata kpata.

Peuple béninois, toi qui par le passé a su te mettre debout tel un seul homme pour braver le danger imminent d'une dislocation nationale; toi dont les aïeux ont versé leur sang pour te garantir une stature d'homme débout; toi qui dans un passé récent à su te remettre en cause; toi qui, pour satisfaire aux règles de la décence économique et porter ton pays sur les rails a supporter un lourd fardeau et des sacrifices dont les corolaires furent la paupérisation des couches les plus vulnérables; les départs ciblés et volontaires et j'en passe, te voilà une fois encore mené à l'abattoir économique par un collège de cadres "aguerris".

Il est temps pour toi de dire NON à la gabegie savamment organisée par ces cadres sclérosés par des années d'inertie intellectuelles à leurs postes de "hauts fonctionnaires" sans vision précise ni pour le développement, ni sur l'économie de leur pays.

Je te demande de réagir une fois encore en te levant comme un seul homme pour barrer la route à l'amateurisme et au galvaudage de tes valeurs qui ma foi sont au plus mal. Dis un NON sans recours à cette méthode de direction; dis-le fort et clair; dis-le sans ambages dis-le dans les urnes.

Ton destin t'appelle une fois encore;  réponds et reprends le contrôle des choses: il est plus que temps.

 

Par koghigos
Le Mercredi 20 janvier 2010
à 15:44:05
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Propositions pour le futur locataire de la Marina

Le Bénin avec son  régime présidentiel offre la possibilité à son Président d’insuffler une ère nouvelle ; de montrer un cap et de diriger ses habitants selon sa vision et les réalités socioculturelles et économiques.

 Les succès de Nicéphore Dieudonné Soglo (NDS) à la tête du Bénin est le fait d’une vision claire et d’une ambition pour son pays qui du reste, lui reconnais encore aujourd’hui son statut de“ Meilleur Président“ que le Bénin ait connu (qu’on l’accepte ou pas). Il va donc falloir à Abdoulaye Bio Tchané le battre ou tout au moins atteindre son niveau ; sacré challenge mais faisable si l’on s’y prend bien. Les recettes de NDS sont encore de rigueur et peuvent servir de base pour une réflexion stratégique. Mais au-delà, il faudra à ABT offrir une vision nouvelle à notre pays ; un nouveau pacte qui devra le lier à son peuple.    

Ce pacte devra inclure et le Bénin profond, et la diaspora, dans une synergie semblable à celle du lendemain des indépendances et aussi forte que celle qui suivit la conférence des forces vives de la Nation. L’échec cette fois-ci ne sera ni toléré ni accepté pas le peuple ; il en va de la survie de notre démocratie. C’est donc en prenant la mesure de la tâche que ABT devra penser son plan de bataille ; son orientation pour le Bénin couvrant les cinq prochaines années. Un pacte de société nouvelle pour le quartier latin d’Afrique.

“Le chemin n’est point difficile ; mais c’est la difficulté qui est le chemin“  m’a dit un jour un homme sage d’Afrique.  Pour ce faire, il faudra faire sans détours possibles l’état des lieux de nos cinquante ans (50 ans) d’indépendance. Trois plans sont inévitables :

-          La Nation dans sa façon d’être Ensemble globalement

-          La cohésion sociale

-          L’adéquation entre notre système économique et nos attentes en terme de développement.

La Nation est malade et, des voix plus sages que la mienne en ont déjà fait écho ; par exemple,  le doyen Olympe Bhêly-Quenum malgré toute sa sagesse n’a pu retenir dans la conclusion de son « ESQUISSE D’UN PORTRAIT EN PIED DE MONSIEUR THOMAS BONI YAYI PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU BENIN. »  tout son dégoût sur la méthode de gestion en vigueur au Bénin et expose à juste titre les inquiétudes de tout le peuple sur la transe anti Bio Tchané qui s’empare depuis du pouvoir en place. A cette tétanie s’ajoute à juste titre les troubles d’insomnie que lui imposent les amis de l’opposition G et F depuis leur réveil de Bohicon. Il ont divisé pour régner mal ne leur prit ; l’effet boomerang est plus rapide qu’il ne le pensèrent ; l’insatisfaction gagne leur propre rang ; l’intelligence déserte à pas de géant le forum faisant place à une médiocrité des plus indescriptibles : le pays va mal ; très mal.

Le Bénin de Mathieu Kérékou malgré la gabegie, présentait tout de même une cohésion où se côtoyaient ses filles et fils du Nord au Sud en passant par le centre ; l’est et l’ouest ; celui de Yayi Boni semble se réduire sur la carte même et telle une centrifugeuse attire vers ses collines le débat national qui du reste ne réuni pas pour autant les habitants des alentours ; il y à une tendance exponentielle vers un ostracisme intellectuelle seul terreau à la pensée unique. J’en reviens depuis peu et ce que j’y ai vu me révolte et m’oblige à réagir en clair et sans détour.

Ces deux questions doivent pousser les enfants du Bénin à se tenir réellement DEBOUT car la liberté d’un cri sonore est en train de perdre son chant aux premiers feux de l’aurore.

 Il est plus qu’indispensable que les flamme se rallument et que nous arrivions après ce combat à faire table rase du passé en nous asseyant autour d’une table pour passer l’histoire en revue et panser profondément nos plaies qui cicatrisent mal : il a fallu 3 ans pour que le régionalisme renaisse dans nos contrées. Alors, sur le chemin de la construction nationale se trouve pour le prochain Chef de l’Etat cet exercice de réconciliation du peuple avec son histoire ; cet besoin de pardon nécessaire à notre équilibre car les bourreaux de la révolutions n’ont pas expié leur fautes ; et comme le Général Kérékou, aucun d’eux n’a eux le courage de reconnaître les tords faits à certaines familles et donc à la Nation. Il faut donc avoir le courage de lever ce tabou et de réconcilier le peuple avec lui-même ; et je suis certain que cela entraînerait une renaissance d’une Nation Unie non plus au son des chants révolutionnaires et l’arbitraire des affectations politico scandaleuses ; mais un peuple uni  dans son besoin de vivre ensemble ; il ne sera  donc plus utile de faire de discours sur ce besoin d’amour de la Patrie : Retournons à la fondation et dégageons l’ordure qui  pourrie dans notre inconscient collectif. Cet exercice ne doit en rien freiner la marche vers le développement  qui constitue le point focal de l’action du prochain Chef d’Etat.

L’adéquation entre système économique et attentes en terme de développement est une question particulière. Elle intègre une analyse historique des modèles économiques appliqué en Afrique depuis 50 ans ; à leur analyse sur un plan impact social, rendement en terme de développement et concordance avec nos besoins corrélativement avec le monde qui nous entoure et ses attentes. Il est donc indispensable de se demander si notre position dans le monde est d’une part, celle qu’attend le monde de nous, et d’autre part si elle reflète la réalité de nos potentialités et des diverses aides perçues ça et là en Afrique. Des voix jaillissent de jour en jour pour crier à la nécessité d’un développement harmonieux, mais, s’il est vrai que c’est au bout de la vielle corde que l’on attache la nouvelle, il est aussi vrai que si ladite vieille corde est pourrie, y attacher une nouvelle, toute neuve et solide fut-elle, ne servirait à rien sinon à entraîner des casses insoupçonnées.

Je puis affirmer sans grand risque d’erreur que l’Afrique, des indépendances a nos jours à loupé le train du développement et, qu’elle végète dans un assistanat béat et trop souvent pitoyable. Et pourtant, cette Afrique là n’a pas manqué de penseurs, elle s’est simplement contentée de ne pas écouter les voix des savants tels le Cheikh Anta Diop lui-même, Nkrumah Kwame ou encore Modibo Keita ces géants qui ont compris dès le départ l’importance d’un développement intégré en Afrique ; un développement qui verrait les peuples travailler ensemble les uns avec les autres en évitant la concurrence inutile puisque planifiant et distribuant leurs besoins par pays. La Côte d’Ivoire n’aurait dans ces cas pas produit le palmier à huile en même temps que le Dahomey, de même qu’elle aurait laissé les bananes au Cameroun ; l’uranium Nigérien aurait servi à l’Afrique entière de même que le Pétrole Nigérian ; les guerres et autres troubles auraient pour la plupart été évités mais on ne refait pas l’histoire dit-on. Que peut donc faire le prochain Président Béninois concrètement :

Battre le rappel de toutes ses troupes à l’intérieur comme à l’extérieur du Bénin afin de savoir avec exactitude quelle est la force intellectuelle dont il dispose pour ses projets et de pouvoir y puiser sans discrimination aucune  ; créer un “vortex“ continuellement ouvert où il installera ce pont de retour entre le Bénin et la Diaspora Béninoise qui du reste ne demande qu’à servir outre qu'en période de campagne; donner à nos frères la possibilité d’un retour au bercail pour servir sans être desservis. Donc offrir les conditions d’un retour amorti à ces hommes et femmes qui ont une expérience et un plus à apporter afin qu’ils n’aient pas à subir des pertes sans contreparties comme c’est les cas actuellement au Sénégal, au Ghana et de plus en plus au Mali où des agences sont créées pour gérer ce flux migratoire inverse de retour vers la terre des futurs défis.

Il est certain que ces attentes semblent être les mêmes stipulées à l'arrivée de Yayi Boni au pouvoir; mais le constat est sans appel: la sclérose totale des quelques cadres qui sont retournés dans un système vétustes et complètement inadapté à notre ère a fini par endiguer ce mouvement de retour. Et, le système de gestion installé par le Dr Président a fini par avoir raison de toute intelligence utile.

Mon propos ici est pour susciter un réveil réel des fils et filles de ce pays afin que Nous arrêtions de nous regarder le nombril, et qu'on se mette réellement au travail. Quartier Latin ou pas, le Bénin répond aujourd'hui par son manque de propositions concrètes pour son développement interne; et son apport au développement du continent Noir.  Tout économiste qu'il soit, Yayi Boni ne semble pas trouver le bon braquet pour accélérer le changement. Plusieurs questions restent en suspend et on passe sans réelle canevas d’un plan à l’autre.  Alors, la question qui s’impose est celle d’un plan cohérent et rigoureux pour les cinq prochaines années. Pour  ce faire, il nous faudra revenir à la bonne vieille méthode de Newton : Observation=>Hypothèse => Empirisme partir d’une analyse générale de nos 50 ans d’indépendance en déduire nos réussites sans occulter  les énormes pertes et gâchis ; formuler les bonne hypothèses et appliquer.

Notre modèle de développement n’est pas le meilleur ; pire, il ne nous permet pas de cibler nos besoins : une première hypothèse serait :

Et si le Bénin (voire l’Afrique) se voyais comme étant le fournisseur du monde en main d’œuvre qualifiée ? Et si  au lieu de parler d’une masse critique à la Mao nous pensions à une masse économiquement exportable ? Comment  pouvons nous intégrer nos diaspora sans créer des frustrations  de part et d’autre ? Quel programme adopter pour un retour effectif de la diaspora qualifiée au bercail ? Pourquoi devrions nous penser le développement comme on nous l’impose ? En clair, quel type de développement voulons nous réellement ? Celui d’une classe face à l’autre ou celui d’un peuple face à lui-même ?

Nos pères ont échoué dans leur vision globale du développement moderne pour l’Afrique ; nous devons corriger le tir tout en maintenant les acquis ; tel est le challenge de la future équipe dirigeante.

 

 

Par koghigos
Le Dimanche 10 janvier 2010
à 07:12:16
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Crise Financière ou Crise Systémique?

La crise encore elle, me diriez-vous ; la finance mondiale a permis aux traders de prendre des risques inconsidérés sur les marchés.

Il est certain que ce fait n’est anodin mais franchement ce n’est pas la peine de s’en prendre à ceux qui ont créé de la valeur ; fut-elle spéculative, ils en ont créé pour les banques et pour les actionnaires et autres investisseurs ; non, ils ne sont coupables que de l’intelligence qu’ils ont d’utiliser les failles du système pour s’enrichir.

Au-delà de ce fait, on se demande s’il est utile de limiter leurs salaires et bonus ; voire si cette volonté est applicable. Le problème à mon avis reste la possibilité qu’on offre aux banques de fabriquer via leurs modélisateurs des produits dérivés qu’elles même ne détiennent pas dans leur portefeuille. Le problème c’est l’hypocrisie dont fait preuve les hommes politiques de part le monde riche en présentant ces banques qui ont disent-ils résistées à la crise financière. Il est évident que ces banques n’ont pas dans leur bilan des traces de produits pourris puisqu’elles les ont créés pour le marché et essentiellement le marché. La solution à ce niveau serait de les obliger à en posséder le tiers au moins dans leur position réelle c'est-à-dire dans leur actifs propres.

Le gros de la crise financière est passé et on sait que les seules mesures coercitives résident dans l’obligation qu’ont fera aux entreprises financières de détenir ces actifs là dans leurs portefeuilles. Les diverses réunions du G20 devraient y aboutir et cesser de tourner autours des boucs émissaires que sont les traders et autres professionnels de la finance de marché : les bonus ne sont que le retour sur investissement de ces gars à qui ont demande des rendements importants ce qui les pousse à prendre des risques inconsidérés. Le phénomène est comparable à l’équitation où on entraîne des poulains à la gagne en les poussant par tous les moyens possibles ; ces gars font le marché financiers en utilisant les ruses que le système leur permet ; je ne suis pas en train de justifier les agissements des certains truands mais toujours est il que cette crise est systémique et que les vraies questions ne sont pas toujours posées malgré les fanfaronnades de nos dirigeants.

L’économie mondiale globalisée est interdépendante et les agissements des ‘‘too big to fell’’ sont préjudiciables à la survie de la plus petite communauté du plus petit village d’Afrique.

La globalisation est aussi le fait du système du FMI et de la Banque Mondiale qui ont imposé au monde la vision occidentale de l’économie : le marché.

Les Etats africains ont perdu leur pouvoir d’intervention dans leurs propres économies et continuent de brader leurs possessions. Il est indéniable que  la gestion des éléphants blancs laissait à désirer mais, le tout privé montre ici ses limites même en occident où sans l’intervention massive des Etats, l’économie entière serait depuis longtemps dévastée. La crise aurait eu raison du système lui-même. Cette capacité d’intervention des pays du Nord vient du fait qu’ils aient gardé des postions fortes au sein même des entreprises privées et le contrôle d’une énorme partie de leurs industries ce qui est impossible pour les pauvres Etats africains qui peinent déjà en période normale se trouvent actuellement désemparés et sont pour la plupart dépassés par les événements vu que leurs dirigeants sont tournés vers l’aide au développement qu’on leur avait promis pendant les cinquante dernières années.

En conclusion, il est indispensable de réviser le système en profondeur ; de revoir le sens de l’économie mondiale ; de cesser de nous voiler la face ; de nous poser la question du type de système auquel nous aspirons ensemble ; un système au service de l’homme ou un humain en servitude constante ?

Les réunions des plus grands de ce monde en G8 ou en G20 ne serviraient à rien si les plus pauvres ne s’unissent pour être plus fort et cela passe par l’intégration des pays et des blocs de pays. Comment comprendre que l’intégration économique tant prônée par la CEDEAO l’UEMOA pour ne citer que ceux là, reste lettre morte ; les tracasseries policières et douanières restent constantes dans la région ouest africaine, la corruption des agents est un fait mais l’impunité dont ils disposent met en péril l’idée même d’une intégration. L’inexistence des routes inter-états digne du nom d »montre d’une gestion non concertée ; les bonnes résolutions de nos gouvernants restent des vœux pieux et le peuple est sacrifié à l’hôtel des ambitions personnelles et des dictatures sanglantes. Le grand problème est celui des intellectuels objecteurs de conscience qui végètent dans une passivité déconcertante. L’Afrique francophone  pêche par l’incapacité de ses intellectuels à réfléchir à une société africaine non calquée sur l’idéal occidental. Cette société centralisée jacobine à merveille oriente son élite vers l’administration centrale  fortement sclérosée et peu productive.

Il faudra donc revoir notre modèle même de société et rediriger nos forces vives vers la production et le développement réel comme les pays anglophones les font. Au lieu d’attendre nous ferons mieux de nous bouger. Il en va de notre survie et de la survie de nos peuples.

 

Par koghigos
Le Dimanche 27 septembre 2009
à 18:53:51
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