Ce que je pense

Et si on y réfléchissait

 

Et si on faisait le POINT

 

Il est des jours où tout être pourvu d’intelligence se pose des questions sur le chemin parcouru ; les conformistes l’appellent bilan les intellectuels ; point. Cet exercice est aussi important et d’autant plus utile pour la vie d’une Nation.

 

Le Bénin, depuis 1960 une fois son  indépendance acquise s’est vu balloter de régime paternaliste semi démocratique ou régionaliste à souhait en dictature marxiste sans omettre ces quatorze Présidents et autres pères de la Nation. 1960-2008 quarante huit ans 48 bonnes  années de démagogies, de gabegie, de gaspillage et de gestion calamiteuse qui imposent un POINT.

 

Loin de moi le pessimisme outrancier des semi réformateurs, mais il est des moments où même le plus optimistes des fils de l’homme se doit de se poser les bonnes questions.

 

Je nous épargne donc le passé lointain dans la si jeune vie de notre Nation; les historiens auront le loisir et la légitimité de raconter les années Maga ; Ahounmandégbé et Apithy célébrissime monstre à trois têtes ; les 17 mois Zinsou et leur fameux « tâkouè » furent aussi excitantes aux dires des ‘anciens’ mais, peu de faits y sont rattachables vu le cours instant de vie de ce chef d’Etat à la tête de l’enfant malade de l’Afrique. D’ailleurs, sur un rapport qualité, les années d’après les indépendances et leur ballet incessant de coups d’état permirent à nos pères de prouver leur ‘amour’ pour la Terre de nos Aïeux. Il est clair que le colon n’avait aucun intérêt à ce que l’enfant terrible qui plus est portait le nom du royaume résistant arriva à porter au firmament une  Nation ; ne serait-ce même l’idée d’une Nation naissante. Oui, je suis enfant du Bénin né avec le Bénin et le fameux discours programme du pas moins fameux Sergent Kérékou pardon ! Général Mathieu Kérékou. Je nous épargne disais-je les vielles années de notre si jeune Nation, mieux encore la Révolution populaire ; je me pose simplement sur les années du Renouveau Démocratique. Mais, toutes choses égales par ailleurs, elle se répète cette histoire de la division au Sud et d’union au Nord.

 

1989-90 à 2008 Nicéphore Dieudonné Soglo digne fils d’Abomey hérite du pouvoir sans effort aucun après des années de brimade et de résistance du peuple souverain ; une conférence nationale des forces vives et une transition avec son facteur unificateur et doublé du retour des fils et filles dispersés de part le monde entier et fiers tout à coup de voir leur Pays se lever ; ces cadres et autres intellectuels rentrèrent donc au bercail avec pour mission la bataille du ou pour le développement.

Malheureusement pour eux ce fut la bataille tout court ; Soglo refusa de partager le ‘pouvoir’ ignorant les fameux experts de la diaspora. L’arrogance du fils d’Abomey pris en un tour de mains le dessus ; le Clan entoura le roi et les courtisans autres jobards et  jocrisses jacassèrent à qui mieux- mieux impliquant une quasi omission de la masse herculéenne de besogne abattue par Nicéphore Soglo. Le contrôleur financier fut déposé par une intelligence supérieure dont quoi qu’on dise ou pense, il faudrait se méfier en la personne de Tévoédjrè Albert dit le renard de Djrègbé  et frère de Adrien Houngbédji ; une fois encore il suffit de rajouter le renard de Djakotomè pour avoir un célèbre quatuor qui s’aime et se déteste copieusement. Utilisant à n’en plus finir le jeu des alliances insipides pour faire et défaire les gouvernements successifs. L’allégorie du scorpion et de la grenouille si chère à Me Adrien Houngbédji trouve dans ce jeu incessant une conclusion peu radieuse sachant que son énoncé devrait éviter au scorpion de piquer la grenouille ; celle de celui qui scie la branche qui le soutient est aussi valable pour ce pays dont les fils, héritiers d’une histoire de haine mutuelle entre les anciens royaumes qui se sont toujours neutralisés.

 

Haine viscérale que les intellectuels n’ont pas réussi à purger ; sinon qu’il l’on exacerbés utilisant quand cela les arrangeait le régionalisme trempé des fils de ce pas pour se faire élire.

Elixir de malheur qui abreuve tout un peuple à chaque échéance électorale. La révolution n’y fit pas grand-chose puisqu’il suffit que des intérêts électoralistes refassent surface pour réveiller ce sentiment.

 

Mathieu Kérékou revint donc après Soglo profitant de la désunion du Sud et de l’union du Nord derrière un seul homme ; il prit donc un premier ministre qui soit dit en passant n’avait aucune légitimité constitutionnelle donc aucune reconnaissance devant l’Etat, ceci valu au titulaire du poste d’être copieusement ignoré par les ministres sous lui. Primature kpayo qui plomba l’avenir politique de Houngbédji  dont une autre erreur fut de dédaigner Porto Novo et sa mairie. Malin et fin tacticien  le Général, s’en servi pour éliminer toute future concurrence envers sa personne. En tout cas, il prouva une fois encore que son « Je vous connais et vous me connaissez » suffisait largement pour endormir le peuple Béninois qui, à la même particularité que tout autre peuple : son manque de mémoire.

On subira alors dix bonnes années de Kérékou II et III avec la valse des fils aimants qui plongèrent nos entreprises dans un marasme pire que celui laissé par Kérékou I et ses « intellectuels tarés » ; non cher Monsieur le Président la vraie tare fut votre retour au pouvoir sans aucune ambition réelle de ceux qui vous y aidèrent ; pour eux, votre présence signifiait gabegie, népotisme et détournement de deniers dans une impunité totale.

 

Votre retour aux affaires sans pour autant vous en laisser les vraies clefs fut calculé par une intelligentsia au fait de la réalité économique qui, s’est empressée avec votre aide de mettre sur orbite Yayi le Béni pardon Boni Thomas Yayi. Puisse le tout puissant de qui il se réclame lui procurer la clairvoyance sans aide éthylique.

 

Je voudrais donc faire une pose sur deux ans et trois mois de pouvoir du Dr Yayi Boni ; où en sommes nous mon cher Président ?

 

Quels sont nos atouts  et qu’en avons-nous fait ?

Economiquement que pensez vous de la chaise tournante des Directeurs de nos différentes entreprises et directions d’Etat ?

 

Quelles sont nos perspectives d’avenir ?

Quelle anticipation faisons-nous face à la situation géo économique du Bénin ?

 

Voilà quelques questions qui devraient nous permettre de faire un quasi bilan sur l’état réel de notre Nation.

 

Et si on faisait le point Monsieur ?

 

La conjoncture actuelle ne nous permet certes pas de prévoir un avenir reluisant. Mais, je me pose la question de notre niveau de dépendance face à la récession annoncée ? Voilà un ensemble de questions qui méritent réponses. Monsieur le Président faites nous un POINT sur vos promesses et réalisations sur notre marge de manœuvre sur notre potentiel réel. Dites nous par exemple pourquoi le Port autonome de Cotonou, poumon de notre économie est dans une léthargie prononcée qui démontre d’une certaine irresponsabilité ou plutôt d’une incapacité notoire à gérer un pays comme le Bénin. Et pourtant, après le vieux Kérékou III on se disait que n’importe qui ferait l’affaire. Eclairez s’il vous plait notre lanterne sur la campagne cotonnière et ses revenus ; la fameuse escorte et ses revenus dithyrambiques qui profitent à peine au peuple. Que faisons-nous Monsieur de notre agriculture quand le peuple crie famine ?

 

L’homme de la droiture a-t-il pu récupérer les deniers détournés ou s’en met-il lui-même et son Clan de jeunes loups plein la panse ?

 

Répondez Monsieur le Président ; éclairez ma lanterne et j’en suis sur, celle de nombreux Béninois. De grâce soyez clair et concis

 

Un Bilan Monsieur voila ce je demande ; faisons le Point.

 

Par koghigos
Le Dimanche 3 août 2008
à 06:53:43
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On y retourne

Je voulais changer les objectifs de ce blog quand, un ami m'a rappellé l'importance de nos réflexions sur la vie politico-socio-éconmique de l'Afrique en général et du Bénin en particulier. Le silence observé entre temps n'est rien d'autre que la résultante d'une activité professionnelle fort peu consiliable avec une réflexion moins technique et globale ( en tout cas à ses débuts). J'ai ons décider de ne pas vous proposer directement mes articles mais plutôt de réagir à ceux des autres (ce qui est loin d'être acile si l'on veut garder une once d'objectivité); la seule facilité était la pré-existence du sujet. Ceci dit, je reviendrai très prohainement sur mes sujets de prédilections tels la micro finance, l'endettement et n sur le dévéloppement durable. 

Par koghigos
Le Dimanche 28 octobre 2007
à 10:19:00
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Speedy Sarko au Mali et au Bénin arrogance ou preuve de courage.

 Aurais-je pu mieux faire que cet article prêté au Dr Nadin-Ange KOKODE ?

Je ne sais pas mais je pense qu’il présente une phase du problème assez clairement et, vos commentaires seront les plus intéressants.

 

Sarkozy est –il digne d’être reçu en Afrique ?

 

Il s’agit d’une question que vingt et un députés de Kayes au Mali, ont eu le courage et le mérite de poser. Il n’est point besoin de rappeler, et je suis bien placé pour le savoir, que le Mali est une terre de très grande tradition d’accueil et d’hospitalité. Et voir défiler dans les rues de Bamako, toute une foule hostile à l’arrivée de Sarkozy force la réflexion. L’Afrique serait-elle enfin entrain de se réveiller ?

 

L’acharnement de Sarkozy à durcir l’immigration, et le satisfecit qu’il a exprimé aujourd’hui contrastent fortement avec sa démarche vers le Mali et le Bénin, pour y aller dit-il expliquer au président malien et aux autorités béninoises –ces attardés mentaux- la quintessence de sa loi.

 

D’abord pourquoi le Mali et le Bénin ?

Deux pays choisis à dessein. Les immigrés maliens avec ou sans papiers prennent la place des dignes fils du pays désireux d’être balayeurs de rue, éboueurs et que sais-je encore. Quant aux Béninois, leurs médecins trop intégrés empêchent leur homologue français d’avoir du travail.

 Lorsque l ‘on voit avec quel acharnement Nicolas Sarkozy lui-même fils d’immigré s’est battu avec une hargne inhumaine pour faire voter sa loi tout à fait défavorable aux immigrés en France, et d’oser dire que l’immigration ne sera plus un sujet tabou, on se pose des questions.

 Sarkozy qui dit qu’il faut finir avec la langue de bois, dit-il la vérité aux français. Ce que veut le ministre de l’intérieur de France ce n’est sûrement pas  une immigration choisie. C’est tout simplement endiguer jusqu'au flot le plus laminaire possible toute immigration. Sinon comment comprendre le fait que Nicolas Sarkozy annonce qu’il y a plus de médecins béninois en France qu’au Bénin. Quand même cette allégation serait justifiée, ce dont je doute fort en 2006, Sarkozy oublie de noter que ce sont des diplômés travaillant en toute légalité pour la plupart et inscrits à l’ordre des médecins. De plus ce sont pratiquement pour la grande majorité des français. Voilà donc réveillés les vieux démons de la politique et du racisme.

Souvenez-vous de Yannick Noah dans le temps, un exemple parmi tant d’autres. Lorsqu’il gagnait un match, il était Français mais lorsqu’il en perdait un il devenait Camerounais. Nous sommes dans cette même logique. Les pauvres médecins d’origine béninoise sont tous stigmatisés sur leur lieu de travail, surtout depuis que De Villiers et Dominique Strauss Khan ont mis l’amplificateur.

             

La terre d’Afrique doit-elle naïvement demeurer une terre d’accueil ? La réponse est oui. Il n’empêche que « tout change et nous devons vivre avec notre temps » comme nous le suggère Seydou Badian. A l’heure de la globalisation il faudrait se mettre aux normes. Et dans le cas d’espèce se mettre aux normes c’est, sinon refuser de recevoir un démagogue des temps modernes, mais tout au moins lui faire comprendre qu’il est indésirable.

 La France ne dicte pas au Sénégal sa politique d’immigration, a t-il répondu au Président Wade, avec un irrévérencieux ; j’ai le plus grand respect pour l’Afrique et le Président Wade. Sarkozy l’avocat, il n’y a de doute sait utiliser les outils de communication à sa portée. Mais il est facile de lâcher des phrases aigres-douces sur une chaîne de télévision française l’air candide. Connaissez-vous un pays, un dirigeant africain entièrement dédouané de l’occident ? Communiquez-moi ses coordonnées et je lui fais allégeance.

            L’Afrique faut-il le rappeler regorge de toute la plèbe de la société occidentale, des conseillers techniques les plus incompétents, aux pédophiles filous et voyous de tout genre. L’Afrique a t-elle le pouvoir de les mettre dehors ? Sarkozy ne définit-il pas la loi sur l’immigration des français vers l’Afrique ? Balivernes.

 

Doit-on l’accueillir ?

Il est nécessaire, voire vital de le recevoir. Le recevoir :

- pour lui dire que l’Afrique ne veut pas de lui. Que les Africains méritent et exigent le respect, ne serait-ce qu’en mémoire de ce qu’ils ont apporté à  " leurs ancêtres les Gaulois". »

-pour lui dire que l’Afrique veut s’affranchir, et qu’elle va s’affranchir, du joug de l’occident. Tard peut-être mais certainement plus vite qu’il ne le croiT.

-pour lui dire que l’Afrique a eu la malchance de connaître l’esclavage, le colonialisme, le néocolonialisme et les despotes de tout genre, et, que fort de  ces douloureuses expériences, elle reconnaît ceux qui veulent obtenir des suffrages de manière habile et audacieuse, pour dominer puis mépriser.

C’est pour cela que chaque africain pétri de cette histoire, de ce passé douloureux se transformera en instructeur pour son voisin. La France est un pays libre, démocratique et multiracial. Elle mérite un bon roi. La France a souvent fait les rois en Afrique. Il est peut-être tant que l’Afrique -je parle du peuple- devienne à son tour faiseur de roi.

. Sa loi est passée aujourd’hui à l’assemblée parce que L’UMP détient la majorité. Et nous ne sommes pas assez naïfs pour croire   que la gauche l’amendera s’il advenait qu’elle a la majorité. Il n’empêche que l’Afrique, nous l’espérons en tout cas, du Nord au sud se mobilisera pour empêcher éviter à la plus grande démocratie du monde le chaos.

Sa tournée en Afrique actuellement est donc la bienvenue, si elle lui enseigne la sagesse et la droiture. Je crains malheureusement qu’il ne soit trop tard.

            En tout cas les jeunes générations ont intérêt à se prendre en charge. Nous devons comme le disait notre maître le Président Senghor  « être enracinés au plus profond de nous même, et être ouvert aux quatre coins du monde ». Il est temps donc temps de refuser l’aliénation que nous propose, et que nous a toujours proposée la France. La France sans l’Afrique ne serait qu’un mirage. Si nos dirigeants pouvaient penser un peu moins à leur " panse "  et un peu plus à l’Afrique la voie serait toute tracée. Ce dernier pari par contre n’est pas gagné.

Par koghigos
Le Vendredi 16 juin 2006
à 03:00:56
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Boni YAYI Président du Bénin.

Cher Docteur,

Je vous souhaite sincèrement de réussir dans cette nouvelle mission à vous confiée par le Peuple Béninois souverain.

J’espère que votre pouvoir apportera du neuf à l’édification d’un Bénin prospère pour tous ses fils de l’intérieur comme de l’extérieur.

Un conseil de jeune frère, ne cédez pas à la facilité de la main tendue et surtout ne donnez pas comme Soglo dans l’arrogance et le clanisme.

Pour mettre le Béninois au travail, il faut des projets réels et porteurs, un conseil indépendant d’analyse ne serait pas un luxe.

Comment faire? Contactez moi et vous en saurez plus.

Par koghigos
Le Vendredi 16 juin 2006
à 02:59:00
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Bonjour Amis ! Amis Bonjour

Et oui il était temps pour moi de vous retrouver sur cet espace de réflexion.

Les dernières news ?

Par koghigos
Le Vendredi 16 juin 2006
à 02:50:30
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